Événement ‒ Les Carnets de tatouages d’Alexandre Lacassagne : un trésor remis en lumière et restauré par la BnF

Carnet

Tous les spécialistes connaissaient les Carnets de tatouages d’Alexandre Lacassagne, père de l’anthropologie criminelle, mais les croyaient disparus. L’annonce de leur redécouverte dans les locaux de la faculté de médecine, qu’ils n’avaient en réalité jamais quittés, a suscité un très vif intérêt national et international. Restaurés par la Bibliothèque nationale de France, ils ont été présentés le vendredi 29 mai à la Bibliothèque universitaire de sciences de Lyon 1 Université qui les conserve désormais parmi ses fonds anciens.

Lieu
BU Sciences

La redécouverte et la restauration des Carnets de tatouages d’Alexandre Lacassagne

Lyon 1 Université Claude Bernard a présenté, vendredi 29 mai de 10h à 12h30, dans la salle de conférences de la Bibliothèque universitaire Sciences du campus LyonTech-la Doua, l’étonnante et singulière redécouverte des Carnets de tatouages d’Alexandre Lacassagne, fondateur de l’anthropologie criminelle. Ces recueils de tatouages ont été décalqués par le professeur Lacassagne à même la peau des bagnards puis minutieusement classés par thématique : attributs militaires, dessins érotiques, emblèmes professionnels, etc. Alors que les spécialistes les avaient longtemps crus disparus, ils étaient précieusement conservés par Liliane Daligand, professeure de médecine légale, dans les locaux de la faculté de médecine. Remis à la Bibliothèque universitaire en 2023, cet ensemble unique a fait l’objet d’un important travail de restauration réalisé dans les ateliers de la Bibliothèque nationale de France.

Carnets Lacassagne

Le récit d’un trésor sorti de l’ombre

Au cours de la matinée du 29 mai, Liliane Daligand a expliqué pourquoi elle a pris en charge la sauvegarde des carnets de tatouages, et Gilles Rode, doyen de la faculté de médecine Lyon Est, est revenu sur les circonstances de leur redécouverte. L’intervention de Muriel Salle, historienne et autrice d’une thèse sur Alexandre Lacassagne, a souligné l’importance de cette ressource unique, au croisement de l’histoire, de la médecine et des pratiques sociales. Livia Rapatel, conservatrice à la bibliothèque universitaire, a évoqué le partenariat avec la Bibliothèque nationale de France afin de valoriser et de mettre à la disposition des chercheurs et chercheuses, mais aussi du grand public, ces biographies encrées de « mauvais garçons ». Anne-Claire Nault, restauratrice à la BnF, et ses collègues ont présenté les carnets restaurés et le remarquable travail de restauration entrepris pour sauvegarder et préserver ces documents exceptionnels.

L'événement en images

Carnets Lacassagne

Liliane Daligand, professeure de médecine légale, doyen de la Faculté de médecine Lyon Est, et Mathieu Maillard, vice-président délégué de la commission recherche à la science ouverte de Lyon 1 Université

Carnets Lacassagne

Muriel Salle, historienne à Lyon 1 Université


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Anne-Claire Nault, restauratrice à la Bibliothèque nationale de France, et ses collègues

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Gilles Rode, doyen de la Faculté de médecine Lyon Est, et Livia Rapatel, conservatrice à la bibliothèque universitaire Lyon 1

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Présentation des carnets de tatouages restaurés au public


Les Carnets de tatouages sont également mis à l’honneur dans la série Les Trésors de Lyon 1 Université ‒ récits de collections : une présentation des pièces les plus remarquables du patrimoine scientifique de l’université.

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Découvrir les Trésors de Lyon 1

 

La presse en a parlé


 

© photos : Céline Chagnard BU Lyon 1