Publication scientifique


Les trois quarts de la production scientifique de Lyon 1 en accès ouvert

C'est le résultat du baromètre de la science ouverte, établi par le Département Services à la recherche de la BU Lyon 1, sur les productions scientifiques de l'université parues en 2020.

En 2020, les chercheuses et chercheurs de Lyon 1 ont publié 4877 travaux, toutes formes confondues (articles, actes de colloque, chapitre d'ouvrages, ouvrages, pré-prints). A l'heure actuelle, nous estimons que 74% de cette production scientifique est librement accessible, selon la dernière version du baromètre de la science ouverte, dont nous tirons plusieurs enseignements.
 



 

Le taux d'ouverture global continue sa progression de manière soutenue en creusant l'écart avec la moyenne nationale (+ 12 points).
 


Le mode d'ouverture progressant le plus repose sur l'accès ouvert dual (accès à partir du site de l'éditeur et dépôt parallèle en archive ouverte), qui grimpe de 10 points par rapport aux observations menées l’an dernier.
 



Dans l'ensemble, la part des publications Lyon 1 disponibles dans une archive ouverte (HAL, ArXiv, Pubmed etc.) reste nettement supérieure aux proportions constatées au niveau national. Près des deux tiers des publications de Lyon 1 parues en 2020 sont disponibles par ce biais, contre moins d'une sur deux au niveau national.


 

HAL, qui s'impose comme la plateforme d’archives ouvertes la plus utilisée par les chercheurs de Lyon 1, est néanmoins talonnée de près par Pubmed Central. Le serveur de préprints ArXiv occupe quant à lui la 3e position. Le même classement est observé au niveau national.

On constate enfin que HAL accueille un tiers des publications (en texte intégral et datées de 2020) des chercheurs de Lyon 1. Un chiffre qui a triplé depuis 2018 et se situe bien au-delà de la moyenne nationale actuelle (22%).


Les disciplines occupant précédemment une position de leaders de la science ouverte continuent de caracoler en tête : la physique et astrophysique atteignent 87% d'ouverture (+9 points), suivies par les mathématiques à 85% (+9 points) et la biologie fondamentale à 83% (+13 points).

Loin derrière avec un taux d'ouverture estimé à 68%, la chimie enregistre néanmoins l'évolution la plus spectaculaire, avec un rattrapage de 22 points qui lui permet désormais de combler entièrement son retard par rapport à la moyenne nationale voire de dépasser cette dernière.

La recherche médicale, une composante importante de l'établissement avec plus de 2100 publications recensées en 2020, affiche un taux d'ouverture de 65% nettement supérieur à la moyenne nationale de 58%.

Notons par ailleurs que les modes d'ouverture diffèrent sensiblement d'une discipline à l'autre :

  • En recherche médicale, le dépôt en archive ouverte se fait le plus souvent en parallèle de la publication en accès ouvert sur le site de l'éditeur (38% des publications) ;
  • Les mathématiques et les sciences informatiques sont les disciplines qui misent le plus sur le dépôt dans une archive ouverte comme mode d'ouverture exclusif des articles (43% des publications).

La part des articles exclusivement ouverts sur le site des éditeurs est généralement inférieure à 20%, à l’exception des sciences humaines. Elle est très faible en sciences physiques et astronomie (3%), où le recours parallèle à l’autoarchivage est répandu. Ce mode d’ouverture recouvre aussi bien le modèle gold que le modèle diamant, indépendamment du code couleur jaune utilisé.
 


une étude réalisée par Marie-Emilia Herbet, Jérémie Léonard et Amanda Cruguel-Vitry, du Département Services à la recherche de la BU Lyon 1.

Publié le 30 mars 2022 Mis à jour le 5 avril 2022