Isabelle Ray-Coquard nommée présidente de la commission The Lancet dédiée au cancer de l'ovaire
Professeure à Lyon 1 Université et praticienne hospitalière au Centre Léon Bérard, Isabelle Ray-Coquard vient d’être nommée présidente de la nouvelle commission The Lancet dédiée au cancer de l'ovaire. Cette instance internationale a pour mission de faire progresser la recherche et la prise en charge de cette maladie, désormais considérée comme un enjeu majeur de santé mondiale.
Isabelle Ray-Coquard
Experte reconnue au niveau international dans la recherche clinique et translationnelle en oncologie gynécologique, Isabelle Ray-Coquard consacre ses recherches aux cancers de l’ovaire et de l’endomètre, du col ainsi qu’aux tumeurs gynécologiques rares. Autrice de plus de 600 publications scientifiques internationales, elle a rejoint, en 2025, le réseau des « ambassadeurs Lyon 1 Université », destiné àrenforcer le dialogue avec les médias et éclairer l’actualité scientifique auprès du grand public.
Cette nomination en tant que présidente de la commission The Lancet est pour moi un honneur mais aussi le révélateur que le cancer de l’ovaire est un cancer qui mérite toute notre attention si nous voulons changer l’histoire de ce cancer grave exprime Isabelle Ray-Coquard.
Une commission pour transformer la prise en charge du cancer de l’ovaire
Le cancer de l'ovaire est la cinquième cause de décès par cancer chez les femmes, principalement en raison d'un diagnostic tardif, de l'absence de dépistage efficace et d'une connaissance encore insuffisante des symptômes. Malgré les progrès réalisés dans le traitement, les gains en matière de survie restent limités, révélant un écart persistant entre les données scientifiques et leur traduction en actions concrètes.
Conscient de l’enjeu majeur de santé mondiale que représente le cancer de l’ovaire, The Lancet vient de créer une commission dédiée à cette maladie. Composée de 21 experts internationaux, elle a pour objectif de proposer un programme visant à transformer, à l’échelle mondiale, sa prise en charge.
Comme l’explique Isabelle Ray-Coquard : Cette initiative vise à changer le cancer de l’ovaire à 5 à 10 ans tant dans son approche de prévention, de dépistage (enfin !), de prise en charge en centre expert, notamment pour ces chirurgies complexes qui nécessitent des équipes dédiées mais aussi l’accès à des innovations thérapeutiques qui font tant défaut et enfin d’équité dans la prise en charge partout dans le monde.
De la prévention aux traitements innovants : l’équité et la voix des patientes au cœur de la réflexion
Durant les deux prochaines années, les travaux de la commission se concentreront sur plusieurs enjeux cruciaux :
la prévention ;
le dépistage et le diagnostic précoce ;
l’accès équitable aux traitements innovants.
S'appuyant sur des données épidémiologiques, la commission The Lancet sur le cancer de l’ovaire analysera les disparités observées en matière de survie liées à cette maladie, tant entre les pays qu'au sein même de ceux-ci.
Au cœur de ces efforts figure la nécessité de garantir l’équité et de renforcer la place des patientes dans la définition des priorités de recherche et des politiques de prise en charge. À cette fin, une grande enquête mondiale sera menée auprès de patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire ainsi que de personnes à risque. Elle permettra de mieux comprendre leur perception des programmes de prévention et de dépistage, l’acceptabilité des traitements, leur compréhension de la maladie, leur manière d’aborder le risque de récidive, ainsi que leurs attentes pour améliorer la qualité et l’efficacité des parcours de soins et de survie.
Il nous a paru fondamental, dès le début, que cette commission devait (enfin !) intégrer la voix, les attentes et le ressenti des patientes. Elles sont donc à nos côtés depuis le début et travaillent en sous-groupes de réflexion pour nous livrer leurs besoins représentant toutes les régions du monde précise Isabelle Ray-Coquard.
Soutenir la commission The Lancet sur le cancer de l’ovaire
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La commission The Lancet dédiée au cancer de l’ovaire nécessite un soutien financier afin de permettre l’élaboration d’un rapport définissant un programme d’actions concrètes et le déploiement de mesures clés visant à améliorer la survie et la prise en charge des patientes.