Publication scientifique


Se séparer pour survivre

La gaine embryonnaire est une couche de glycoprotéines entourant l’embryon qui a été décrite chez la plante modèle Arabidopsis thaliana. Dans un article publié dans la revue Current Biology, les chercheurs ont montré que la gaine embryonnaire se maintient sur la surface de la jeune plantule après germination. Cette gaine possède des propriétés antiadhésives très fortes ce qui facilite la sortie de la plantule de la graine et permet ainsi un développement plus robuste de la jeune plante.

Chez les plantes à graines, la germination est une étape critique pour la jeune plante qui émerge du milieu protégé de la graine et entre au contact des conditions stressantes du milieu extérieur. Jusqu’il y a peu, les scientifiques pensaient que la première interface entre le milieu extérieur et la plantule était la cuticule, une couche hydrophobe qui entoure et protège les tissus aériens des plantes, notamment de la déshydratation. Cependant, les chercheurs démontrent ici que, chez l’arabette des dames (Arabidopsis thaliana), une petite plante de la famille du chou très étudiée par les biologistes moléculaires, cette première interface est en réalité la gaine embryonnaire. Cette couche de glycoprotéines est produite par l’albumen (le tissu de réserve entourant l’embryon dans la graine) et déposée à la surface de l’embryon, séparant ainsi physiquement ces deux tissus. Alors qu'on pensait que la gaine embryonnaire restait à l’intérieur de la graine, les auteurs ont montré qu’elle se maintient sur les parties aériennes de la jeune plantule après la germination avant de se fragmenter lorsque les tissus grandissent. 

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© image : Nicolas Doll
Publié le 30 mars 2020 Mis à jour le 31 mars 2020