Une nouvelle génération de spectrographes dans l’objectif

Reportage à l’Observatoire de Lyon, où les équipes du pôle d’instrumentation du Centre de recherche en astrophysique de Lyon participent à la réalisation de nouveaux spectrographes qui viendront équiper les prochains grands télescopes.

Capter et analyser la lumière émise par les objets célestes est primordial pour les astrophysiciens. C’est leur source primaire d’informations et quasiment la seule pour observer l’univers, même si depuis la détection des ondes gravitationnelles les scientifiques commencent aussi à « écouter les murmures de l’univers ». A ce titre, le spectrographe joue un rôle capital en astronomie. L’analyse de la lumière à l’aide de cet instrument, combinée à des modèles de la physique, permet aux astrophysiciens de sonder notre univers.

C’est justement l’une des spécialités des équipes techniques du pôle d’instrumentation du Centre de recherche en astrophysique de Lyon (CRAL). Dans les années 90, elles participent au développement d’un nouveau type de spectrographe qui va ouvrir de nouveaux horizons en astronomie : le spectrographe intégral de champ. Alors que jusque-là les astrophysiciens analysaient les objets célestes un à un, ce nouvel instrument permet d’obtenir simultanément les informations de toute une portion du ciel et de les analyser en fonction de la longueur d’onde.

C’est sur cette base qu’a été construit MUSE, le spectrographe équipé sur le « très grand télescope » (ou VLT) installé au Chili. Mais tandis que ce dernier continue d’être extrêmement sollicité, au CRAL on se tourne déjà vers les prochaines générations de spectrographes, dans le cadre de deux projets européens : HARMONI/ESO-ELT et 4MOST/ESO-VISTA.

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Publié le 15 juillet 2021 Mis à jour le 20 juillet 2021