Connexion

Politique scientifique


Renforcer l'excellence en recherche dans les trois priorités scientifiques et encourager l'interdisciplinarité

L'Université Lyon 1 inscrit sa politique scientifique dans le cadre de l'autonomie de gestion de son budget de recherche, dont elle bénéficie depuis le précédent contrat.

L'UCBL affiche trois priorités scientifiques : Santé, Environnement, Matériaux.

Ce choix repose sur une triple analyse :

  • des forces en recherche identifiées au sein de l'établissement et chez ses partenaires,
  • des initiatives de l'Etat et des collectivités territoriales (stratégie nationale de recherche et d'innovation, Plan Campus, outils du pacte pour la recherche, pôles de compétitivité et Schéma Régional de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche) et des résultats de l'évaluation récente des unités de recherche,
  • enfin des opportunités de recherches interdisciplinaires et de synergies locales et régionales.

Ces priorités scientifiques ont été établies lors des deux précédents contrats quadriennaux. Leur affichage se veut l'expression d'une politique volontaire inscrite dans la durée. Les objectifs ainsi définis seront d'autant mieux respectés que la qualité de la recherche disciplinaire fondamentale se maintiendra au tout premier plan dans l'UCBL.

Santé

 
Au-delà des recherches très ciblées dans les domaines du cancer, des neurosciences, des infections, de la nutrition et des maladies cardiovasculaires, l'objectif est de développer des projets multidisciplinaires, allant de la biologie fondamentale à la recherche clinique (sollicitant, entre autres, le centre d'investigation clinique). A cet égard les structures de type « instituts hospitalo-universitaires » constitueront un levier important. Toutes les disciplines du PRES de Lyon seront associées pour mener à bien des projets innovants en santé, en lien avec les hôpitaux, le Centre International de Recherche sur le Cancer, les RTRA et RTRS (FINOVI, Synergie Lyon Cancer, Neurodis, Centaure), les pôles de compétitivité (Lyon Biopôle), les grands équipements (RMN à hauts champs, laboratoire P4, CERMEP) et les plateformes technologiques (imagerie, séquençage à haut débit, modèles animaux et insectarium confiné). Les projets situés aux interfaces avec la chimie, la physique et les mathématiques seront encouragés (projet Etoile en hadronthérapie, Institut de Biologie Systémique, par exemple).

Environnement

Suite au Grenelle de l'Environnement, notre pays a la volonté d'augmenter considérablement son activité de recherche dans le domaine environnemental. Sur ce thème, les forces rhône-alpines de recherche sont importantes, en particulier à l'UCBL, dont les projets visent la compréhension, la description et l'ingénierie de systèmes environnementaux complexes anthropisés ou non, y compris la remédiation, ainsi que l'étude de la biodiversité. Cela implique l'observation de l'environnement, l'expérimentation et la modélisation à toutes les échelles et sur le long terme.

La recherche en environnement à l'université s'entend au sens large du terme et concerne également des unités de Sciences de la Terre et de l'Univers qui partagent des préoccupations scientifiques, sociétales et méthodologiques. La SFR Bioenvironnement et Santé, les unités de Chimie, Physique, Sciences de la Matière et pour l'Ingénieur, sont impliquées en lien avec les projets Cleantech du Grand Lyon et de la Région, le pôle Envirhônalp et le pôle de compétitivité Axelera. L'application de la procédure REACH impose à l'Europe de contrôler l'impact des procédés de production et des propriétés des produits sur la santé et l'environnement, démarche vers une « écologie chimique » et une « chimie écologique ». L'écotoxicologie, dans son acception interdisciplinaire est une des thématiques en plein essor à l'UCBL, en cohérence avec le projet de Centre d'Ecotoxicologie et Toxicologie Environnementale de Rovaltain : à côtés des plates-formes analytiques, il s'agira de promouvoir des plates-formes permettant des expérimentations in ou ex situ en conditions contrôlées afin d'étudier les réponses des organismes aux perturbations environnementales.

Matériaux

L'université poursuivra sa politique de recherche de matériaux innovants via l'approche multi-échelle associant démarche fondamentale et démarche appliquée, prenant en compte les préoccupations et les besoins de la société. Les avancées significatives en science des matériaux passant souvent par le développement de nouveaux matériaux et de nouveaux procédés, il s'agit d'en avoir la maîtrise la plus complète possible depuis la conception, l'élaboration par des méthodes non conventionnelles et la caractérisation. Cette politique s'est concrétisée par la création de l'Institut des Nanotechnologies de Lyon et doit être renforcée afin d'assurer à nos unités leurs spécificités. Les projets partagés par plusieurs disciplines seront encouragés, en particulier avec la santé dans le domaine des biomatériaux mais aussi à l'interface chimie et ingénierie (matériaux moléculaires, notamment).

L'université partage également les préoccupations mondiales de développement durable et à ce titre soutiendra les recherches fondamentales initiées pour les grands secteurs tels que l'énergie, les transports et les communications.

Interdisciplinarité et sciences fondamentales

Creuset de nouveaux concepts et de nouvelles méthodologies, la recherche dans les disciplines fondamentales sera encouragée. L'UCBL réaffirme que ses ambitions scientifiques dans tous les domaines doivent s'appuyer sur une recherche fondamentale de haut niveau, conduite par des équipes de visibilité internationale. L'UCBL soutiendra également les approches interdisciplinaires mobilisant ses propres forces et celles des autres établissements d'enseignement supérieur lyonnais, en cohérence avec la stratégie scientifique du PRES université de Lyon. Les mathématiques, l'informatique et leurs applications (au risque, par exemple) en sont un paradigme.

Pour conforter son rang en recherche, celui de première université hors Ile de France, l'UCBL se fixe trois objectifs :

Le premier objectif est de regrouper des laboratoires et d'utiliser les Structures Fédératives de Recherche.

En Sciences de la Vie et de la Santé, les étapes décisives seront la mise en place de deux centres de recherche, l'un en neurobiologie, l'autre en cancérologie, au sein du campus Lyon Santé et d'une grande unité de recherche cardiovasculaire et en nutrition. Les projets d'un centre d'infectiologie au sein du campus Charles Mérieux, du regroupement d'unités en microbiologie au sein du campus Lyon Tech sont étudiés. Tandis que deux unités de sciences de la terre fusionnent, les projets d'Institut des deux Infinis et d'Institut de Physique, Physicochimie et Interface de Lyon seront étudiés. En cohérence avec la stratégie scientifique du PRES de Lyon, le soutien ou le renforcement des Structures Fédératives de Recherche sera poursuivi : Fédération Ampère, Institut de Chimie de Lyon, Biosciences Gerland-Lyon Sud, Bio Environnement et Santé, Lyon Est, C2I@Lyon, Calcul Scientifique et Modélisation, OTHU. De nouveaux projets seront étudiés dès le début (collegium) ou au cours du quinquennal (santé & société ; sciences de l'éducation).

L'UCBL s'est engagée, en 2010, dans la préparation de la Délégation Globale de Gestion (DGG) qui concernera, au premier janvier 2011, huit UMR et deux EPST, le CNRS (quatre UMR) et L'INSERM (quatre UMR). Le partage entre l'UCBL et les EPST est égalitaire (quatre DGG UCBL, deux DGG CNRS, deux DGG INSERM).

Le travail sur les pré-requis en matière de simplification et d'amélioration des pratiques de gestion de l'université dans le sens d'une plus grande autonomie des UMR a été grandement facilité par l'élargissement des possibilités de délégation de signature prévue par la loi LRU ainsi que par la décision interne à l'UCBL de création en 2010 d'une unité budgétaire recherche à laquelle sont rattachés directement les centres financiers des UMR.

Le deuxième objectif est de mieux valoriser ses travaux de recherche. Avec sa filiale Ezus, l'UCBL a développé une authentique culture des relations industrielles, amplifiée à travers les pôles de compétitivité (implantation des plateformes Axel'One et acCInov) et les instituts Carnot (en particulier I@L). Un projet d'Institut de Recherche d'Excellence ainsi qu'un projet d'Institut de Recherche Technologique seront déposés. La collaboration avec le service Lyon Science Transfert du PRES permettra de poursuivre l'activité de propriété intellectuelle (augmentation du nombre de brevets déposés) et son exploitation (à travers le soutien à la maturation). Un projet de structure d'accélération du transfert de technologie sera également élaboré.

L'université vendra une partie de son portefeuille et continuera à encourager la création et l'hébergement d'entreprises en appui sur ses unités de recherche. L'effort de diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle sera poursuivi (cahiers scientifiques de l'université).

Enfin, troisième objectif pour l'établissement : déjà très réactif aux appels d'offre nationaux (ANR) et internationaux, avec sa filiale Lyon Ingénierie Projet, il devra accroître encore son activité dans ce domaine. Afin d'inciter à la performance dans les différents aspects de la recherche, une politique de dotation supplémentaire des unités de recherche sera poursuivie, prenant en compte l'évaluation de l'AERES, la visibilité des publications, les succès aux appels d'offre de l'ANR et de l'Europe. Par ailleurs, l'université poursuivra son soutien à des projets émergents ou multidisciplinaires par le biais d'appels spécifiques, afin de les amener à maturité et les rendre éligibles à des financements de long terme (ANR, Europe...).

La coordination de projets européens sera encouragée, de même que le développement de « Laboratoires Internationaux Associés » avec des équipes européennes, déjà nombreux dans l'établissement. L'UCBL reste porteur d'un projet de communauté de la connaissance et de l'innovation auprès de l'Institut Européen de l'Innovation et de la Technologie. Pour augmenter l'attractivité de l'université, une politique amont de recrutement de haut niveau sera instituée, avec comme objectif l'identification de jeunes chercheurs prometteurs, porteurs de projets ambitieux dans des thématiques frontières. A cet égard, l'attribution de packages (soutien financier, à des postdoctorants, notamment) constitue un levier efficace et sera progressivement mis en place.

Une partie du budget de la recherche sera consacrée à l'équipement scientifique par l'intermédiaire des Structures Fédératives de Recherche. La gestion du patrimoine scientifique sera modifiée : les collections de sciences (herbier, géologie et zoologie) sont regroupées en un « Centre de Ressources Scientifiques pour la Recherche » et feront l'objet d'un effort particulier de numérisation. Les collections de santé seront regroupées en un projet muséographique unique coordonné avec les Hospices Civils de Lyon.

L'ensemble de ces mesures est de nature à renforcer l'action des équipes de recherche vers plus de visibilité et d'efficacité, afin de stabiliser la position de l'UCBL au rang de première université française hors Ile de France, qui lui est octroyée par les différents classements disponibles.