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Fonds ancien de la bibliothèque universitaire

Tacquet, Andrea. Element Euclidea Geometriae. Neapoli : Espensis Josephi Antonii Elia, 1744. Copyright. 2011 Nadine Beysseriat / iCAP – UCBL

Le fonds ancien de la bibliothèque universitaire rassemble de nombreux ouvrages rares, livres ou planches illustrées. Parmi les ouvrages remarquables : la chirurgie de Guy de Chauliac publiée en 1538, la dissection des parties du corps de Charles Estienne (1546) ou De humani corporis fabrica de Vesale (1555).

Environ 13 500 volumes. 2 200 ouvrages antérieurs à 1800.

Le fonds antérieur à 1700 contient également l’édition de Georges Fournier sur l’art de la navigation ainsi que l’Herbier de Jacobus Theodorus et les Institutiones physicae d’Albert Kyper.
Le Service commun de la documentation s’attache à valoriser et à faire connaître ces richesses des siècles passées en les numérisant. Les ouvrages numérisés sont consultables dans le catalogue de la BU.
Le blog Interfaces / Livres anciens de l’Université de Lyon (initiative commune au SCD Lyon 1 et la Bibliothèque Diderot de Lyon) permet de présenter régulièrement au grand public des ouvrages remarquables.

Un peu d'histoire

Les fonds anciens (ouvrages antérieurs à 1920) des Bibliothèques universitaires de Sciences et de Santé sont issus de la création de l’Université de Lyon en 1896. Ces collections proviennent des acquisitions faites au cours du XIXème siècle, auxquelles s’ajoutent les dons effectués par plusieurs familles et médecins lyonnais en particulier, Chavot, de Polinière, Crozel-Donnat, Pétrequin et Lacassagne. Le fonds s’est enrichi également par des transferts de collections, notamment en provenance de la Bibliothèque du Lycée impérial de Tournon (ancien Collège des Oratoriens), et d’une partie des ouvrages du Grand Séminaire et de l’Archevêché.


Les livres de la BU dans Gallica

Partenaire de la Bibliothèque nationale de France, la Bibliothèque universitaire collabore depuis 2004, à l’enrichissement du patrimoine numérique français en donnant accès dans Gallica, à différents corpus de documents patrimoniaux numérisés en raison de leur intérêt scientifique et de leur complémentarité avec les fonds de la BnF. Les ouvrages et revues sélectionnés concernent l’histoire des sciences, l’histoire de la médecine et de la pharmacie ainsi que des fonds remarquables comme la collection d’ouvrages et de revues d’homéopathie (Fonds Gallavardin), les thèses de médecine légale dirigées par Alexandre Lacassagne et depuis peu des ouvrages sur l’histoire des mathématiques de Jean et Gilles Itard.

Le fonds Gallavardin et les débuts de l’homéopathie en France

En 1962, Emmanuel Gallavardin fit don d'une importante collection d'ouvrages et de revues d'homéopathie à la bibliothèque de la Faculté de Médecine de Lyon. Une partie des documents de cette collection appartenait initialement au Comte Sébastien Des Guidi (1769-1863), introducteur de l'homéopathie en France. Jean-Pierre Gallavardin (1825-1898) soigné par le Comte des Guidi, hérita de ces documents et les transmit, complétés par des documents contemporains, à ses fils Jules Gallavardin (1872-1917) et Emmanuel Gallavardin (1877-1966). Cette collection exceptionnelle témoigne de l'introduction de l'homéopathie en France à partir de documents tels que les registres de consultations manuscrits de Des Guidi, les premières revues et les premiers ouvrages publiés en langue française dans ce domaine. A ces documents de la première période de l'homéopathie en France (1832-1860) s'ajoutent des documents plus récents qui témoignent du développement de cette médecine.

Les thèses de médecine légale

Alexandre Lacassagne (1843-1924, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon et précurseur en médecine légale a dirigé plus de deux cents thèses. Les sujets sont très divers, certains sont très techniques basés sur des observations cliniques, d’autres s’intéressent au profil médico-psychologiques de personnes célèbres, ainsi la thèse de Pierre-Gaston Loygue en 1904 est une Étude médico-psychologique sur Dostoïewsky. D’autres encore traitent des crimes en eux-mêmes, ainsi Henri Fadeuilhe, dans sa thèse De la suffocation, soutenue en 1897, s’intéresse à l’affaire dite « de la rue Tavernier » et détaille les nombreuses expériences réalisées pour déterminer les causes de la mort d’un homme découvert par sa maîtresse dans une malle. Cette diversité des sujets témoignent d’une discipline encore balbutiante et de l’essor de la police scientifique. 

La bibliothèque de Jean et Gilles Itard

Passionné par l’histoire des mathématiques, Jean Itard (1902-1979) consacra une partie de son temps à la recherche et à l’acquisition d’ouvrages de mathématiques. Ces ouvrages lus et annotés par lui, constituent un ensemble remarquable allant du XVIe au XXe siècle. Il fut complétée après sa mort par son fils Gilles, lui aussi professeur de cette discipline. En 2010, la famille Itard fit don de la totalité de la collection au Service commun de documentation. Le fonds est déposé à la Bibliothèque de mathématiques. Depuis 2013, des livres ont été  numérisés en partenariat avec l'Institut Camille Jordan. Parmi les ouvrages sélectionnés figurent: Euclide, Archimède, D’Alembert, Euler ou encore Chasles pour n’en citer que quelques-uns.



Accès : Collection consultable sur place par les chercheurs, aux horaires d’ouverture de la Bibliothèque Universitaire des Sciences (campus LyonTech-la Doua).
Contact : Livia Rapatel
Site web : http://portaildoc.univ-lyon1.fr/vie-culturelle/patrimoine/

Publié le 25 août 2014 Mis à jour le 20 septembre 2016