Communiqué / Publication


Quand la cellulose déraille, les tiges partent en vrille !

le 25 avril 2013

Comment faire le lien entre des interactions moléculaires dans les parois végétales et l’architecture globale des plantes ? Le rôle d’une protéine contrôlant la synthèse de la cellulose vient d’être révélé et suggère que les tiges des plantes vrillent par défaut.

Menés par une équipe de l’Inra, du CNRS, de l’ENS de Lyon et de l’Université Claude Bernard Lyon 1, avec des scientifiques allemands, ces travaux lèvent le voile sur les phénomènes fondamentaux qui régissent la forme des plantes et pourraient aboutir à des applications dans le domaine des biomatériaux ou de la biologie prédictive. Ces résultats sont publiés dans Current Biology le 25 avril 2013.

Des spirales ordonnées des choux « romanesco » à celles des tournesols ou des pommes de pin, les mathématiques sont partout dans la nature, notamment chez les plantes. La plupart d’entre elles maintiennent un angle de 137° entre bourgeons successifs au cours de la croissance de la tige et d’autres maintiennent un angle de 180°. De tels arrangements réguliers, ou phyllotaxie (1), sont à la base de l’architecture des plantes. Comment parviennent-elles à maintenir une telle régularité mathématique ?
Publié le 30 avril 2013 Mis à jour le 20 septembre 2016