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Oeuvres de Denis Morog sur le campus Lyontech-la Doua

Denis Morog est sans doute l’un des plus grands spécialistes de sculpture sur béton de la région. Il est capable de travailler sur de petites surfaces comme sur des surfaces extrêmement étendues, c’est le cas de la fresque de Darwin de La Doua (sur une centaine de mètres).

S’associant principalement avec l’architecte Perrin-Fayolle, ses sculptures s’intègrent parfaitement à l’architecture des bâtiments. Principalement non figuratifs, ses reliefs évoquent quelquefois les traces laissées par des fossiles, la surface de la Lune vue à travers un télescope, bref une poésie « bétonique ».

La fresque Darwin

Cette fresque d’une centaine de mètres que l’on peut admirer le long de la ligne de tramway évoque l’évolution du monde, et ce n’est pas un hasard s’il orne la façade du bâtiment Darwin.

Morog, La fresque Darwin, Détail, Bas relief, 100 mètres, 1970
Morog, La fresque Darwin, Détail, Bas relief, 100 mètres, 1970 (Eric Le Roux)

L’oeuvre de Morog est une véritable frise historique, avec des séquences, des tableaux qui évoquent artistiquement chacune des parties de l’histoire de la terre. Le passant découvre alors dans un premier temps la diversité des végétaux, puis l’apparition des animaux (oiseaux, mammouth, lion…). Enfin, l’Homme apparaît dans les trois dernières séquences de la fresque : un homme debout, quatre crânes, une main et une flèche dirigée vers le bas. Si Morog occulte une partie de l’histoire de la terre en oubliant les dinosaures, il n’hésite pas à donner matière à réfléchir sur l’évolution de l’Homme avec cette flèche tournée vers le bas. En tout cas la fresque de Darwin rappelle sur deux aspects les sculptures des cathédrales du Moyen Age, d’une part par ses dimensions, mais surtout parce que c’est un véritable livre ouvert, accessible à tout le monde.

Publié le 3 mars 2016 Mis à jour le 10 novembre 2016