Projet / Dispositif


Recherche en santé : près de 20 millions d’euros pour Lyon 1 et ses partenaires hospitaliers

Trois chercheurs-praticiens hospitaliers de Lyon 1 vont conduire trois projets innovants pour un montant de près de 20 millions d’euros, en partenariat avec les Hospices Civils de Lyon et le Centre Léon Bérard.

De nouveaux outils de diagnostic et une prise en charge améliorée des patients, c’est l’objectif des trois projets hospitalo-universitaires lyonnais financés par l’Agence Nationale de la Recherche, sur un total de 15 au niveau national.

Portés par des chercheurs-praticiens hospitaliers (PU-PH) de l’Université Claude Bernard Lyon 1, ces trois projets seront conduits en association avec les Hospices Civils de Lyon et le Centre Léon-Bérard.

  • Le projet BETPSY, conduit par le professeur Jérôme Honnorat et coordonné par l’Université Lyon 1, permettra de valider des biomarqueurs (caractéristiques biologiques mesurables, par exemple un anticorps, permettant de détecter une maladie) pour l’encéphalite autoimmune et le syndrome neurologique paranéoplasique.

Ces deux affections sont des maladies rares, parfois associées à un cancer : elles apparaissent alors avant que le cancer n’ait été détecté, ou au moment d’une récidive dans le cas du syndrome paranéoplasique. Elles sont très invalidantes, et nécessitent une prise en charge la plus rapide possible. Il a été doté de 7,4 millions d’euros.

 

  • Le projet DEPGYN, conduit par le professeur Jean-Yves Blay et coordonné par le Centre Léon Bérard, développera de nouvelles approches thérapeutiques dans les cancers ovariens.


Le cancer de l’ovaire est le 7e cancer le plus fréquent chez les femmes, et touche environ 4 400 personnes par an. Sa gravité est classée en quatre stades : si la chirurgie suffit pour les stades I et II, les stades III et IV sont de mauvais pronostic (20 à 30% de survie à 5 ans des patientes) malgré la chimiothérapie et la radiothérapie.

Ce projet explorera une piste prometteuse, celui de cibler les molécules dites « récepteurs à dépendance », qui se comportent comme des « interrupteurs moléculaires » et activent la prolifération de cellules cancéreuses, provoquant l’apparition de tumeurs et métastases. Cette piste, qui n’a jamais encore été explorée par l’industrie pharmaceutique, sera financée à hauteur de 6,6 millions d’euros.

 

  • Enfin, le projet IDBIORIV, conduit par le professeur Vandenesch et coordonné par les Hospices Civils de Lyon, développera de nouveaux outils de diagnostic ultrarapides dans les infections.
L’objectif est de détecter en moins d’une heure les résistances et la virulence des bactéries, ce qui apportera un gain de chance considérable. Il a été doté de 5,7 millions d’euros.

 

L’appel à projet Recherche Hospitalo-Universitaire en Santé (RHU) du programme d’investissement d’avenir soutient des projets de recherche innovants, fortement collaboratifs et focalisés sur la recherche translationnelle, « du labo au lit du patient ».

Un jury international examine les dossiers. Les critères sont la qualité scientifique, le caractère innovant et le potentiel en matière de retombées médicales et socio-économiques.

 

Publié le 1 juillet 2019