<Libellé inconnu>, Communiqué / Publication


Épidémie de Dengue: une piste pour renforcer la réponse immunitaire?

Une étude in vitro identifie les mécanismes de production d'une molécule antivirale.

Une épidémie de Dengue sévit actuellement sur l’île de la Réunion. Dans un communiqué de presse du 27 avril dernier, la Direction générale de la Santé annonçait le renforcement de la surveillance du moustique tigre, aujourd’hui également présent dans plus de 42 départements en métropole. Sa capacité à transmettre les virus de la Dengue, Zika ou Chikungunya, inquiète.

Mieux comprendre notre réaction immunitaire 

La lutte contre ce moustique vecteur d’infections est une première ligne de protection pour éviter l’établissement de cycles de transmission autochtones en métropole.

Néanmoins, une meilleure connaissance des mécanismes de défense de notre organisme contre ces virus, qui contribue au développement de nouvelles applications thérapeutiques, est clairement indispensable.

L’étude de la réponse immunitaire contre ces virus est le principal sujet de recherche de l’équipe de Marlène Dreux, chercheur Inserm au CIRI, Centre International de Recherche en Infectiologie (Université Claude Bernard Lyon 1, Inserm U111, ENS de Lyon, CNRS UMR5308).
 

Production d'une molécule défensive

Avec ses collaborateurs au CIRI, à l’Institut Pasteur et Genentech à San Francisco, ils viennent de décrire le rôle de cellules sentinelles, les cellules dentritiques plasmacytodoïdes, dans le contrôle des infections par les virus de la Dengue et Chikungunya.

 Dans cette étude, ils utilisent un modèle expérimental original qui leur a permis de décrire pour la première fois le rôle de ces cellules pour contrer l’infection par ces virus: les cellules dentritiques plasmacytoïdes initient une réponse de défense par la production d’interféron, une molécule antivirale de l’hôte, qui va ensuite déclencher et accélérer une succession de réponses antivirales, notamment par d’autres types de cellules, et permettre un contrôle rapide de l’infection virale par le système immunitaire.

Les auteurs démontrent ainsi que de faibles doses d'interféron accéléraient la réponse immunitaire contre le virus de la dengue, sans la production d'autres molécules préjudiciables à l'hôte.

 

Publié le 21 juin 2018