Nomination / élection


Bourses 2017 L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science

Georgiana Juravle, jeune chercheuse du laboratoire ImpAct du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (Université Claude Bernard Lyon 1 / INSERM / CNRS / Université Jean Monnet Saint-Etienne), a été récompensée par la bourse L’Oréal-UNESCO "Pour les Femmes et la Science".

Cette année, ce sont trente jeunes femmes scientifiques, qui rejoignent la communauté des 2 530 chercheuses récompensées à travers le monde et mises en avant grâce au programme international L’Oréal-UNESCO For Women in Science créé en 1998. Le Jury, présidé par le Professeur Sébastien Candel, Président de l’Académie des sciences, a sélectionné parmi plus de 1 000 candidates, 20 doctorantes et 10 post-doctorantes, dans divers domaines scientifiques.

L'Université Claude Bernard Lyon 1 félicite tout particulièrement sa lauréate :

Georgiana Juravle, Laboratoire ImpAct du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL)

Les surprises à l’œuvre   

L’interaction de l’Homme avec son environnement est permanente, elle engendre des mouvements, comme la marche ou la saisie d’un objet. Ces actes sont commandés par le cerveau en réponse à une stimulation des sens par l’environnement. Pour mieux connaître ces mécanismes, Georgiana Juravle, postdoctorante au sein du laboratoire ImpAct du Centre en Neurosciences de Lyon, (Université Claude Bernard Lyon 1 / INSERM / CNRS / Université Jean Monnet Saint-Etienne) a consacré sa recherche à la caractérisation du sens du toucher lors d’actions à but déterminé. Son projet postdoctoral en cours vise à comprendre les réactions du cerveau à des événements sensoriels imprévus, auxquels il ne s’est pas préparé. « Mon projet vise à étudier l’intégration de l’information sensorielle dans les actions habituelles, comprendre les interactions des sens avec l’environnement pour pouvoir les améliorer ». Par exemple, Georgiana Juravle utilise un masque de réalité virtuelle pour créer une surprise tactile en associant la vision d’un objet lisse avec la prise d’un objet piquant. Ce procédé lui permet d’étudier le lien entre la sensation et l’action de saisie de l’objet. Les résultats permettront de mesurer le rôle des sens dans l’appréhension de l’environnement et le poids de cette interaction avec notre bien-être. Des résultats qui, selon la jeune chercheuse, née dans les montagnes de Borsa en Maramures (Roumanie), impacteront différents domaines, notamment le sport, par la création de vêtements tactiles, ou encore la technologie médicale, par le développement de prothèses dotées du sens du toucher.

Pour ouvrir ces métiers des sciences aux femmes et promouvoir la parité dans les postes à responsabilités scientifiques, la Fondation L’Oréal s’engage en France depuis 2007 à travers le programme des Bourses L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’UNESCO.

 

Publié le 23 octobre 2017