Musée d'Histoire de la médecine et de la Pharmacie de Lyon
Selon l'ordonnance du 13 Juillet 1945, un musée est "une collection, permanente et ouverte au public, d'œuvres présentant un intérêt artistique, historique ou archéologique." Rappelons aussi que : - La Renaissance avait vu naître, à Lyon comme dans la plupart des villes d'Europe, des "chambres de merveilles" et des "cabinets de curiosité". On y trouvait des objets médicaux spécialement ceux en rapport avec l'anatomie. De telles collections, habituellement privées, avaient aussi été installées dans les hôpitaux, particulièrement à Lyon où l'absence de Faculté de médecine, accentuait leur rôle pédagogique. - En 1795, Marc Antoine Petit, chirurgien de l'Hôtel Dieu,, y avait institué avec Cartier un enseignement médico-chirurgical, appelé parfois "Ecole des Hôpitaux", et dans lequel la collection anatomique et les bibliothèques jouaient un rôle important. - En 1816, le Conseil Général de l'Administration des Hôpitaux Civils de Lyon, élabora un "Règlement pour l'exercice de la Médecine et de la Chirurgie, à l'Hôpital du Grand Hôtel Dieu" et fit explicitement état du "cabinet" destiné à l'instruction des élèves. Alexandre Lacassagne (1843-1924) élève de l'Ecole de Santé Militaire avait succédé à Gromier, dans la chaire de Médecine Légale de la Faculté de Lyon. Il était chargé de la surveillance des deux musées correspondant à son enseignement. Il avait pourtant décidé, en 1896, la fondation d'un troisième, le musée d'Histoire de la Médecine et de la Pharmacie. Son but était en rapport avec l'organisation de la vie de la société, le souci de faire connaître le passé médical et pharmaceutique, et de favoriser ainsi, autant la formation des étudiants que la diffusion des thérapeutiques. Le Musée d'Histoire de la médecine de Lyon est, dans ce sens, le "premier du genre". Il avait été défini les règles par un Décret signé le 16 Avril 1914 par Mr Raymond Poincaré.
Les objets de toutes sortes qui constituent ce musée, leur rôle d'expliquer et de montrer aux visiteurs comment ont évolué, au cours des siècles, les principes de la médecine et les moyens dont disposaient les médecins pour remplir leur tâche.
A - Trois toiles de la peinture hollandaise, permettent de montrer qu'elle joue son rôle dans l'histoire de la médecine.
1- Le ventouseur de Cornelius Dusart. Peintre de Haarlem (1660-1704), une petite toile qui montre une femme occupée à placer des ventouses sur le pied d'une commère.
2 - Les barbiers chirurgiens. de David Téniers, dit le jeune(1610-1695), et ses aides sont ici figurés par des singes et les clients par des chats.
3 - Le mireur d'urines. L'authenticité du tableau du musée est cette fois encore attestée par l'existence, au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale, d'une gravure de J. Tardieu mentionnant quelle est établie d'après un tableau de David Téniers. Notre homme est un savant, il lit et il écrit. Il tient un urinal dont il examine le contenu qui devrait, à lui seul lui permettre de faire un diagnostic et d'instituer un traitement.
B - Le baquet de Mesmer du musée est probablement le seul qui subsiste de nos jours. Même s'il est vrai que Mesmer soit venu à Lyon, il n'a pourtant que des rapports très lointains avec l'École lyonnaise. Franz Anton Mesmer (1734-1815) était fils d'un garde chasse du prince évêque de Constance, ami de Mozart. le "baquet" réunissait autour de lui divers malades que le "magnétisme" qui s'en échapait permettait de guérir.
C - L'imagerie médicale .
Le 28 décembre 1895, à Paris, et le 26 janvier 1896 à Lyon, c'étaient les premières projections publiques du Cinématographe. Auguste Lumière, dont on sait l'attrait qu'il avait eu pour la médecine, avait fait don au musée d'un Cinématographe et de ses accessoires. Leurs ascendants nous ont aussi donné le premier "film médical", de la même époque que la sortie du personnel de l'usine.
La visite du major met en scène un médecin militaire qui, devant la caserne, (lumière oblige !) examine successivement trois soldats, malades ou blessés...